En utilisant des logiciels propriétaires, le gouvernement n'acquiert que le droit de les utiliser, ce qui risque de le piéger. S'il a besoin de modifier le logiciel, il ne peut pas le faire. Il lui faut aussi continuer de payer pour les mises à jour et pour l'équipement permettant de faire fonctionner des logiciels de plus en plus puissants, ce qui n'est pas le cas avec les logiciels libres. Ceux-ci ne sont pas gratuits puisqu'ils nécessitent des ressources humaines, mais à long terme, ils sont plus économiques que les logiciels propriétaires tels que ceux de Microsoft. Et en investissant l'argent de la collectivité dans des logiciels libres, le développement technologique demeure la propriété des contribuables, qui peuvent aussi utiliser ces logiciels. De plus, investir dans les logiciels libres aurait des retombées sur les développeurs de logiciels d'ici.

Comment vérifier si un logiciel est sécuritaire quand on n'a pas accès aux codes sources (i.e. les codes de programmation qui les font fonctionner) pour savoir ce qu'ils font? N'est-ce pas la responsabilité du gouvernement de s'assurer que les logiciels qu'il utilise sont sécuritaires et qu'ils assurent la confidentialité de l'information?

Les logiciels libres devraient être un choix de société plutôt que de laisser des fonctionnaires décider pour la société dans son ensemble. C'est le meilleur choix pour le gouvernement, qui devrait suivre l'exemple du Vénézuela.

Pour sa part, Michel Dumais souligne qu'il est primordial que les données soient libres, ouvertes et accessibles et que le gouvernement fasse en sorte qu'elles le soient plutôt que de laisser Microsoft ou des communautés de développeurs en faire ce qu'ils veulent. Il demeure que le libre est un choix incontournable. Un participant souligne que les groupes communautaires doivent se saisir de ces enjeux plutôt que de laisser Microsoft prendre le contrôle de leurs ordinateurs.