Le gouvernement veut développer des services en ligne pour économiser. La population va payer pour se connecter à Internet pour y avoir accès, pour imprimer des formulaires...

Il faut s'adresser aux jeunes en utilisant leur langage plutôt que de se plaindre qu'ils ne participent pas assez. Par contre, on souligne que beaucoup de jeunes sont rendus pas mal plus loin avec Internet que les "mononcles et matantes" des groupes communautaires.

D'ou vient le besoin de consulter les gens en ligne? Les gens de la base ne l'expriment pourtant pas. Les gouvernements doivent faciliter les processus, sans laisser de côté pour autant les services directs à la population.

On ne va pas vers une révolution démocratique. Par contre, la démocratie en ligne peut permettre à plus de citoyen-nes de participer à des conseils municipaux par exemple. La démocratie en ligne doit être vue comme un outil parmi d'autres.

C'est la démocratie participative qu'il faut amener les gouvernements à favoriser. À Ottawa, l'approche développée est bureaucratique, tandis qu'au Québec, l'approche du gouvernement est progressiste. Il y a des opportunités à saisir.

Chaque fois qu'on se rapproche des gens et de leurs problèmes concrets, ils embarquent. Il faut réintroduire la légitimité des services publics, les valeurs d'égalité, d'accès, la capacité d'appropriation collective et de soutenir les groupes communautaires. C'est ce qui manque dans le discours des décideurs. Qu'est-ce que nous voulons comme démocratie dans notre société et dans nos organisations? C'est le temps de le dire.